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Anne-Laure Bondoux: Les larmes de l'assassin, Klett Verlag € 8,99

Ce livre parle de Paolo qui grandit au milieu de désert, seulement avec ses parents. Un jour, Angel, un assassin cherché, arrive. Et bien qu’il tue les parents de Paolo, Paolo apprend à l’aimer.
Une belle histoire de la confiance et de l’amour entre les personnages complèxe. Les larmes de l’assassin est devenu tout de suite l’un de mes livres préférés.

 

 

Où trouvez-vous vos personnages ? Par exemple la grande famille dans Tant que nous sommes vivants ? Bondoux : Pour moi les personnages sont très importants pour une histoire. Il faut que mes personnages sont forts, qu’on les trouve complexes. Avec une face lumineuse et une face sombre. Ils sont gentils et méchants. Comme nous. Alors la famille. Je les ai invité et je les ai trouvé dans la vraie vie. J’ai entendu une émission à la radio qui parlait d’une famille en Russie. Toute la famille se trouvait dans une forêt. Les enfants n’ont jamais vu un téléphone, ils sont restés au 19ème siècle. Là, j’ai eu l’idée pour mes petits personnages.bondoux-vivants

Est-ce que vous faites un plan avant commencer à écrire ou est-ce que l’histoire se construit soi-même ? Souvent l’histoire se construit elle-même. Avant commencer à écrire un roman, j’ai besoin d’avoir des personnages principaux et après, j’ai besoin de la première scène. Et ensuite, je laisse les personnages devenir vivants et c’est eux qui m’emmènent dans l’histoire. Normalement, je n’ai pas d’idée de la fin. Sauf pour « Le temps de miracles », la revelation à la fin, ca, je savais, forcement. Mais normalement, je ne la sais pas.

 
 
 
Est-ce que vous aimez les titres allemands ? Oui, alors, Von Schatten und Licht, c’est un titre que j’avais moi-même imaginé. Maintenant, c’est Tant que nous sommes vivants, en francais, c’est mieux, mais j’avais pensé à D’ombre et de la lumière, donc j’aime bien ce titre aussi.
Et Bella Rossas anderes Glück, ca ne sonne pas très bien, si je veux le traduire en francais, mais ca correspond bien à l’histoire. Et Der Mörder weinte aussi. C’est presque pareil en francais. Les larmes de l’assassin.bondoux-miracles

Tous vos livres racontent des belles histoires, mais des thèmes tristes. Comment faites-vous qu’à la fin, on se sent bien ? C’est vrai ? A la fin, vous vous sentez bien quand même ? J’aime bien ca. J’aime bien faire pleurer mes lecteurs. Quand on pleure beaucoup, après, on se sent mieux. Et j’aime bien permettre à mes lecteurs de passer des émotions fortes, mais à la fin il y a toujours de l’éspoir, de la lumière, parce que je suis quelqu’un très optimiste. La vie est difficile parfois, mais ca va passer. Mais un jour j’aimerais bien écrire un roman rigolo. Mais c’est très difficile, car moi, je sais mieux faire pleurer les gens.

Vos personnages forts sont inspiré d’où ? Par exemple Bella Rossa ? Bella Rossa c’est moi. Alors, c’est moi et c’est pas moi. Mais j’aime les filles fortes. J’ai découvert qu’on peut avoir les deux, la féminité et la force. Mes personnages sont souvent des femmes avec un tempérament fort.

Aimerez-vous une vie comme la vie de Paolo et ses parents ? J’aimerais faire l’expérience de la vie à la campagne, mais pas au milieu du désert. C’est trop.

D’où vient l’histoire pour ce livre ? La première fois que j’ai eu l’idée, je voulais faire une sieste l’après-midi et j’ai eu un rêve, mais réveillé, et j’ai vu un grand homme avec un petit garcon, tenu à sa main, et je les ai regardé marcher dans un désert. Et j’ai pensé tout de suite que c’était un assassin et un enfant.

Est-ce que vous croyez qu’il « améliore » quelque chose, quand on tue un assassin ? Non, je pense que ca ne change rien, mais je trouve cette question très complexe. La peine de mort, c’est absurde. C’est mon principe. Mais après les attentats, il y a des gens qui disent qu’on doit tuer ces terroristes. Et je peux les comprendre aussi. Mais moi-même, je veux garder ce principe.

Pensez-vous qu’être tué est la meilleure solution pour Angel à ce moment ? Pour lui-même, oui, il n’aime plus qu’il est. Il a des regrets, il a compris qu’il a fait du mal et il est prêt à mourir, à payer. Mais moi, je voulais le sauver. Mais c’est son destin.
Merci beaucoup à Anne-Laure Boundoux de parler avec nous. Ici tu peux lire plus de L'ècrivaine.
Natürlich habe wir dieses Interview auch übersetzt. In deutscher Sprache findet ihr es hier....